mardi 19 novembre 2013

Sur l'Iénisséï,Krasnoïarsk...


 Une ville grise sous la pluie et ses beautés surannées où se mêlent les souvenirs des marchands russes venus faire des affaires en Sibérie, des soviétiques entre grands bâtiments de prestige et passage des prisonniers du Goulag...
 Krasnoïarsk a été fondée en juillet 1628 et était à l'origine un ostrog (forteresse de frontière). Des militaires, commandés par le cosaque Andreï Doubenskoï, arrivèrent au confluent de la rivière Katcha et du fleuve Iénisseï et construisirent une fortification afin de se protéger des Tatars alors présents sur les rives du fleuve Iénisseï. La forteresse fut baptisée "Krasny Iar" (Красный Яр, le ravin rouge), du nom du lieu de sa construction. Krasnoïarsk est la troisième ville de Sibérie avec 1 million d'habitants en 2012.





Pendant la période du stalinisme, la ville fut un important centre du Goulag. Le camp de travail le plus important était le Kraslag ouKrasnoïarskyi ITL (1938-1960) comprenant deux unités basées à Kansk et Rechioty.
Durant la Seconde Guerre mondiale, une douzaine d'usines furent transférées d'Ukraine et de Russie occidentale vers Krasnoïarsk et ses environs, stimulant ainsi le développement industriel de la ville. Après la guerre, de nouveaux sites industriels virent le jour, comme l'usine d'aluminium RUSAL de Krasnoïarsk et l'usine métallurgique 'KrasMaj'.(d'après Wikipédia).


Souvenirs du fleuve large et puissant,  Ienisseï (en russe : Енисей),de la fontaine qui le personnifie, de la rue Karl Marx et de la rue de la Paix et ses boutiques, mais surtout du musée régional avec les souvenirs, objets et vêtements brodés des peuples premiers des forêts et des bords des affluents du fleuve.



        

lundi 11 novembre 2013

Mémoire du massacre des Romanov... 






A Ekaterinbourg depuis quelques années on se souvient du massacre des Romanov. Une église de marbre aux bulbes dorés s'élève à l'emplacement de la maison du marchand Ipatiev où les bolcheviques avaient enfermé le tsar Nicolas II et sa famille. Ils les ont exécutés dans la cave la nuit du 16 juillet 1918.
Leurs corps ont été transportés et jetés dans des puits de mine abandonnés de Ganina Yama à 16 km au nord est de la ville.Depuis l'église orthodoxe russe a fait construire là un monastère et sept églises de bois, au milieu de la forêt. C'est un lieu de pèlerinage très fréquenté dont la beauté et la paix frappe le visiteur.
Chaque année, le 16 juillet, des milliers de pèlerins font le trajet à pied en procession de l'église-sur-le-sang au monastère. Pourquoi tant de ferveur et d'intérêt? Notre chauffeur et notre guide furent d'accord pour souligner que c'était le souci de montrer que ce crime n'est ni oublié ni accepté et non un culte du tsarisme.




                                             

dimanche 10 novembre 2013

Hé! Petit retour à Ekaterinbourg... En images!


                                    


Une ville dynamique, la quatrième de Russie par sa population, des industries et pas seulement sidérurgiques ou mécaniques, elle surprend par ses contrastes, les tours de bureaux et d'habitations modernes, près du plan d'eau qui servit autrefois à activer les marteaux des fonderies du XVIIème et XVIIIème siècles. 





On y trouve les statues des deux envoyés du tsar Pierre le Grand, Vassili Tatichtchev (ancêtre de Jacques Tati?) et Wilhem de Geninn qui ont développé la cité autour des fonderies et forges impériales.

Comme les autres villes que j'ai pu visiter c'est un méli mélo d'architectures du classique au néo moderne en passant par les immeubles soviétiques pas très beau mais très intéressant. 





Derrière les dernières maisons de bois du quartier littéraire se dressent les tours et bulbes de la cathédrale-sur-le-sang qui a été érigée au début des années 2000 à l'emplacement de la maison du marchand Ipatiev où les milices bolcheviques ont exécuté le tsar Nicolas II, sa famille et ses serviteurs en 1918. Monument expiatoire et mémoriel très spécial où le vendredi, jour des mariages, les couples affluent et se font photographier devant la croix ornée des statues de la famille impériale. 







A 35 km de la ville dans la forêt, à Ganina Yama, autour des puits de mines abandonnés et comblés où les miliciens, de nuit avaient enterrés les corps, s’élèvent des églises de bois et les bâtiments d'un monastère orthodoxe. 



Des groupes serrés de pèlerins ou/et touristes attentifs. Les femmes doivent enrouler une longue jupe rouge sombre et se couvrir la tête d'un foulard. Le lieu n'est pas triste mais paisible, le bois des bâtiments, les bulbes dorés au milieu des troncs sombres des conifères de la taïga forment un ensemble sans âge et surprenant.

mardi 5 novembre 2013

Quelques jours à Munich...

Et entre douceur, froidure et soleil, en alternance aléatoire, une visite au musée de Lenbachhaus, rénové et agrandi, nous a permis de replonger dans les tableaux du mouvement "Blaue Reiter". 



Rue de Murnau de Kandisky

Ce sont des tableaux sublimes, colorés et audacieux des années de l´avant première guerre mondiale. Marck, Macke, Kandisky, Gabrielle Munter, Jawslinki et d´autres moins connus ont réinventé la peinture.






Le cheval bleu de Franz Marck concentré de force tranquille et de douceur en est la preuve...

lundi 28 octobre 2013

Sur l'île d'Olkhon en septembre...

Une promenade sur l'île d'Olkhon, au milieu du lac Baïkal.       
                                                            

                              

dimanche 27 octobre 2013

L'automne en couleurs dans les Vosges...

Au pied du Vieil Armand, les vignes et les forêts ont enfin les couleurs de l'automne! 





Avec un peu de soleil, le Molkenrain et la pointe du Hartmannswillerkopf paraissent chanter avant l'hiver...



Face au panorama, certains n'ont pas hésité à manger leur repas marcaire sur la terrasse de la ferme auberge du  Molkenrain!

Les bois appellent à la balade et à la rêverie...
A en oublier qu'à 2 km de là il y a la "montagne mangeuse d'hommes" où de 1914 à 1918 tant d'hommes ont souffert et sont morts pour rien! 


jeudi 24 octobre 2013

Ah! Thessalonique!!!

Et  n'oubliez pas de chanter la "Belle Thessalonique"!